• Margaux Liagre

Actualités : 5 actu de la semaine garanties sans coronavirus

Mis à jour : 28 mars 2020


Alors que la pandémie occupe la totalité des informations dans le monde, il y a quelques sujets qui font exception à la règle. Retour sur cinq actualités qui vous ont peut-être échappées en cette semaine de confinement.



Croatie : un séisme de magnitude 5,3 fait des dégâts matériels


Dans le centre de Zagreb, dimanche matin. © DENIS LOVROVIC / AFP

Un séisme de magnitude 5,3 sur l’échelle de Richter a frappé Zagreb, la capitale croate dimanche 22 mars au matin. Selon l’agence Hina, une personne est décédée, un adolescent de 15 ans enseveli sous les décombres d’un bâtiment.

Selon les pompiers de la capitale, des personnes sont encore sous les décombres. Le ministère de l’Intérieur a appelé les habitants à rester dans les rues, sans former de groupe, afin d’éviter la contamination au covid-19. Le pays, qui compte actuellement 369 personnes infectées au nouveau coronavirus et un mort, fait alors face à deux crises sérieuses. Dans les vieux quartiers de la capitale, les façades se sont effondrées et de nombreuses parties de la ville sont encore sans électricité. Une des tours de l’emblématique cathédrale de Zagreb a été touchée et endommagée. Une dizaine de mètres de cette dernière se sont effondrés.

Un second séisme est survenu une heure plus tard, de magnitude 5 cette fois-ci. D’autres pays comme le sud de l’Autriche, la Slovénie ou encore le nord et l’est de la Croatie l’ont également ressenti.


Guinée : les élections législatives et le référendum constitutionnel dans le chaos


La journée du 22 mars 2020 a été marquée par des heurts en Guinée à l'occasion du double scrutin. RFI/Carol Valade

Dimanche 22 mars avaient lieu les élections législatives ainsi qu’un référendum constitutionnel, maintenus malgré la pandémie de coronavirus. Contesté, le vote a été boycotté par l’opposition et critiqué par les organisations internationales.


Les Guinéens étaient appelés à renouveler les 114 membres de l’Assemblée national ainsi qu’à voter un référendum sur le changement de la Constitution. Ce projet de nouvelle loi fondamentale ne modifie pas le nombre de mandats présidentiel, qui reste limité à deux, mais il entend étendre leur durée à six au lieu de cinq ans et remettrait les compteurs à zéro pour Alpha Condé. L’actuel président de 82 ans, au pouvoir depuis déjà dix ans, pourrait alors se représenter pour un troisième mandat. Prévu il y a trois semaines, ce scrutin avait été reporté et la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) avait déploré le manque d’inclusivité du processus électoral et renoncé à envoyer des observateurs dans le pays.


Dimanche, au moins onze personnes ont été tuées par les forces de l’ordre selon l’opposition, bilan "non confirmé de source indépendante". Les autorités, elles, font état de deux morts dans de violents affrontements entre militants. Plusieurs bureaux de vote ont été saccagés par des opposants.

Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), large coalition politique, associative et syndicale formée pour faire barrage au troisième mandat d’Alpha Condé appellait à continuer les manifestations encore lundi et mardi.

Nouvelle-Zélande : la dépénalisation de l’avortement adoptée


Manifestantes pro-avortement. Photo d'illustration | JOEL CARRETT / EPA/MAXPPP

Jusque-là considérée comme un délit passible de quatorze ans de prison, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) a été dépénalisée en Nouvelle-Zélande. Réputé pour son progressisme, le pays a cherché à corriger, mercredi 18 mars, une loi de 1961 qui qualifiait l’avortement de crime. Adoptée à 68 voix contre 51, la dépénalisation de l’IVG était une promesse de la Première ministre Jacinda Ardern.


Bien que ce texte n’ait jamais été appliqué aux femmes désirant avorter dans le pays, cela facilitera désormais la pratique. "Les avortements seront désormais considérés comme une question médicale" explique Andrew Little, le ministre de la Justice, dans un communiqué. Cette nouvelle législation permettra aux femmes d’obtenir plus rapidement des conseils et des traitements.


Auparavant légal en cas d’inceste, d’anomalie mentale, foetale ou de risque de santé physique ou mentale de la femme, ce dernier argument était utilisé dans 97% des cas. Les femmes devaient alors mentir à leur médecins afin de mettre un terme à leur grossesse non-désirée.

Espagne : Felipe VI renonce à l’héritage de son père


Le roi d'Espagne Felipe VI et l'ancien roi, Juan Carlos. — AFP

Le roi d’Espagne Felipe VI a annoncé renoncer à l’héritage de son père, l’ancien souverain du pays, Juan Carlos. Il a également fait part de sa décision de lui retirer sa dotation. Ces décision interviennent après plusieurs révélation dans la presse internationale.


Selon la Tribune de Genève, Juan Carlos aurait perçu 100 millions de dollars du roi d’Arabie Saoudite, Abdallah, en 2008. Cette somme a été stockée sur le compte en Suisse, d’une fondation panaméenne. Peu de temps après, The Daily Telegraph a révélé que Felipe VI était un bénéficiaire de cette même fondation.


Ces révélations menaçaient de ternir l’image du nouveau roi, arrivé au pouvoir en 2014, après l’abdication de son père. Le roi Felipe doit maintenant faire face à une polémique pour révéler l’étendue de sa richesse et de ses intérêts personnels, y compris sur l’argent détenu sur des comptes bancaires à l’étranger.


Juan Carlos, qui a accédé au trône en 1975, à la mort de Franco, mais avait dû abdiquer en faveur de son fils, 38 ans plus tard, sur fond de scandales. Felipe VI avait donc pris ses distances pour tenter de redorer l’image ternie de cette monarchie.


Mexique : 83 défenseurs de l’environnement assassinés en 7 ans


Les obsèques de l'écologiste mexicain Homero Gomez. En janvier 2020. ce scientifique défenseur des papillons avait été retrouvé mort dans un puits © Enrique Castro / AFP

Un rapport du Centre Mexicain pour les Droits Environnementaux (Cemed) révèle qu’au moins 83 écologistes ont été assassinés au Mexique entre 2012 et 2019, dont 15 pour cette dernière année. Un tiers d’entre eux se seraient opposés à de grands projets énergétiques.


En plus des meurtres, les défenseurs de l’environnement sont en proie aux menaces et autres violences. Selon The Guardian, "la situation des défenseurs de l’environnement a été exacerbée par la réforme de l’énergie de 2013. Depuis cette date, des grands projets d’énergies renouvelables ont été imposés sans concertation ni compensation aux communautés rurales ou indigènes". Ces dernières s’opposent donc à l’expropriation de leurs terres, à la déforestation et à l’accaparement des sources d’eaux.


Dans un pays gangrené par une violence endémique causée par la déliquescence de l’État au profit des cartels de drogue, les défenseurs de l’environnement paient un lourd tribut à leurs combats.


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