• Margaux Liagre

Actualités : l’escalade de tensions entre les États-Unis et l’Iran


Le 21 juin, l’Iran a abattu un drone américain, justifiant qu’il violait son espace aérien. Quelques jours plus tard, le gouvernement de Donald Trump dévoilait de dures sanctions envers Téhéran. La guerre continue donc, entre les deux puissances. Un conflit aux allures de Guerre froide, qui dure depuis 1979.

En 1979, l’Iran devient une République islamique, et c’est à cette période que les tensions commencent à apparaître entre les deux pays. La même année, la prise d’otages dans l’ambassade américaine à Téhéran n'a fait qu'intensifier les tensions. Suite à cela, les relations entre les deux pays ont été rompues.

Le retour des tensions


Les relations s’étaient cependant apaisées sous la gouvernance Obama. Mais depuis l’élection de Donald Trump, les États-Unis mettent la pression sur l’Iran par l’application de sanctions. L’objectif étant de réduire les ambitions nucléaires du régime et de limiter son influence dans sa région. De manière indirecte, cela permet aussi aux États-Unis d’affaiblir l’ennemi de ses deux alliés : Israël et l’Arabie Saoudite.

Le 8 mai 2018, les États-Unis ont annoncé, contre l’avis des pays occidentaux, de se retirer de l’accord nucléaire, signé avec l’Iran en 2015. Cet accord permettait d’obtenir le temps nécessaire à la communauté internationale de réagir, en cas de développement du nucléaire militaire iranien. En effet, l’Iran ne possède pas moins de 6 centrales, ou centres de recherche du nucléaire, sur son territoire.

Cette décision entraîne le retour des sanctions américaines, qui étaient impossibles lors de l’accord. Toutefois, l’Agence internationale de l’énergie atomique affirme que l’Iran respecte bien les conditions fixées par l’accord nucléaire, signé avec la communauté internationale. Le pays n’enrichit pas d’uranium à des degrés interdits et ne constitue pas de stocks illégaux. Les USA contestent la date de 2025 comme date de fin des restrictions des activités iraniennes, et demande des inspections plus poussées à la communauté internationale.

Les conséquences de ce retrait sont énormes pour l’Iran, qui ne peut désormais plus commercer avec des firmes américaines absentes dans le pays, ou avec toutes les sociétés étrangères sous peine que ces dernières ne puissent plus échanger avec les États-Unis.

Une guerre réaffirmée

Les tensions se sont de nouveau fait sentir suite à l’attaque contre des pétroliers dans la région du Golfe, durant les mois de mai et juin. Les deux camps se renvoient toujours les accusations.


Depuis l’abattage du drone américain par l’Iran, le gouvernement de Donald Trump n’a cessé de riposter. Dans un premier temps, il a assuré être resté dans l’espace aérien international, accusant l’Iran d’acharnement. Le lendemain, Donald Trump a annoncé avoir annulé 10 minutes avant le départ, des frappes de missiles qui auraient pu faire 150 morts.

Téhéran considère que les États-Unis ont détruit "tous les mécanismes internationaux existants destinés à assurer la paix et la sécurité mondiale".


Le porte-parole des Affaires étrangères iraniens s’est exprimé sur Twitter, dénonçant le comportement américain : "Imposer des sanctions stériles contre le Guide suprême [l’Ayatollah Ali Khomenei] et le chef de la diplomatie iranienne [Mohammaed Javal Zarif], c’est fermer de façon permanente la voie de la diplomatie avec le gouvernement prêt à tout de Trump".

Lundi, les États-Unis ont annoncé la mise en place de sanctions "dures" et frappant les hauts responsables de la République islamique iranienne, notamment Ali Khamenei et les Gardiens de la Révolution (une des branches de l’armée iranienne). Le pays accuse l’Iran de vouloir développer l’arme nucléaire et d’être le "parrain du terrorisme".

Donald Trump a alors signé un décret empêchant "le Guide suprême, son équipe et d’autres qui lui sont étroitement liés d’avoir accès à des ressources financières essentielles". Washington entend donc geler des "milliards de dollars d’actifs iraniens" supplémentaires.



Suite à cette annonce, l’Iran a appelé la communauté internationale et l’ONU à demander aux États-Unis d’arrêter cette "guerre économique" dans un "climat" non-favorable à cela.


Hassan Rohani, le président iranien, accuse le pays de Donald Trump de mentir en disant vouloir entamer les négociations avec Téhéran : "En même temps que vous appelez à des négociations vous décidez de sanctionner le ministre des Affaires étrangères ! Il est évident que vous mentez." Il continue : "Sanctions, pour quoi faire ? Pour geler les actifs du Guide ? […] Mais nos dirigeants ne sont pas comme ceux d’autres pays qui ont des milliards sur des comptes à l’étranger pour que vous puissiez vouloir imposer des sanctions dessus, les saisir ou les bloquer."

8 vues0 commentaire

© 2018. Tous droits réservés

    • Twitter - Black Circle
    • Instagram - Black Circle
    This site was designed with the
    .com
    website builder. Create your website today.
    Start Now