• Margaux Liagre

L’envers des parcs aquatiques: les prisons à baleines en Russie


C’est à Nakhodka, au sud-est de la Russie qu’ont été découverts des centres de détentions à ciel ouvert pour des cétacés. Là-bas, 11 orques et 87 bélugas sont retenus dans des conditions intenables pour ensuite être vendus à des parcs aquatiques partout dans le monde. Ce centre avait fait l’objet en 2018 d’une intervention gouvernementale et est techniquement fermé depuis. Mais les animaux y sont toujours captifs.


Des conditions de détention contestées.


Cette « prison » aurait capturée environ cent orques et bélugas, dont 15 bébés non)autonomes. Cette pratique est pourtant formellement interdite sur le plan internationale. L’association Greenpeace a fait l’état de leur captivité: retenu dans des bassins percés à même la glace, ils n’ont que très peu de place pour bouger. C’est une situation critique pour ces animaux qui ont besoin de d’atteindre les profondeurs pour se protéger du froid.

Certains cétacés ont laissés apparaître des lésions cutanées qui peuvent être dues à des températures extrêmes. En effet, les enclos sont petits et la glace se reforme très rapidement à la surface de ces derniers. Les employés cache cette couche de glace à coups de pelle, ce qui peut amener à des blessures chez les animaux, voire causer leur mort.


Un business juteux.


Ces animaux ne sont pas captifs pour rien, ils seront ensuite vendus à des parcs aquatiques asiatiques, et cela représente un gros bénéfice pour ces sociétés. En effet, on estime qu’un animal élevé dans ce type de prison serait vendu entre 1 et 10 millions de dollars.

Cependant ces élevages ne dérangent pas, et ils profitent même d’un vide juridique russe. Aucune loi n’existe sur la capture d’animaux sauvages et protégés. Ainsi, les dirigeants de ces cultures se font souvent passer pour des scientifiques qui doivent effectuer des prélèvements pour des études.

C’est ce qu’il s’est passé pour ce centre qui a officiellement fermé ses portes car le « prélèvement d’espèces à des fins scientifiques » avait été interrompu. Les société chinoises qui le géraient ont ainsi dû payer des amendes pour violation des lois de la pêche.

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