• Margaux Liagre

La photo du mois : le virus qui paralyse la Chine

Mis à jour : 27 janv. 2020


Le coronavirus inquiète depuis le 15 janvier. Son origine mystérieuse, sa prolifération et sa ressemblance avec le Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) ne rassurent pas. Le bilan s’établit aujourd’hui à 41 morts et plus d’un millier de cas suspectés.


Des agents de la gare de Hangzhou, en Chine, vérifient la température de passagèr·es d'un train en provenance de Wuhan, le 23 janvier 2020. | STR / AFP

Pourquoi inquiète-t-il ?


Le coronavirus est un virus issu d’un grand nombre de souche, dont certaines sont bénignes et peuvent donner un simple rhume, mais d’autres plus dangereuses, comme le Sras ou le Mers. Le Sras a touché la Chine en 2002-2003 et avait fait plus de 770 morts, le Mers, lui, avait principalement affecté l’Arabie Saoudite.


Le virus qui frappe la Chine aujourd’hui a été nommé 2019-nCoV. Beaucoup de points d’interrogation persistent encore autour de cette maladie qui provoque des difficultés à respirer, de la toux persistante et de la fièvre.


Sa transmission entre humains a toutefois été confirmée par Zhong Nanshan, scientifique chinois de la Commission nationale de la santé. Il préconise l’isolement des personnes diagnostiquées. Face à cela, le président chinois, Xi Jinping a annoncé une mobilisation du pays et annoncé qu’il était "absolument crucial de faire un bon travail en matière de prévention et de contrôles épidémiologiques".


Son expansion fait planer un risque de menace mondiale de la transmission du virus. Plusieurs pays ont déjà recensés des cas de coronavirus sur leur territoire, comme la Thaïlande, Singapour, le Japon, la Corée du Sud et les États-Unis. Le 24 janvier, la France est devenu le premier pays européen a annoncer être touché par l’épidémie avec 3 cas avérés. Cette prolifération serait dû aux déplacements en train ou avion, surtout de personnes revenant de la région d’Hubei, épicentre de l’épidémie.



Son origine demeure floue. En 2003, le Sras avait été transmis à l’homme par les chauve-souris. Ici, l’animal à l’origine de la transmission n’a pas encore été confirmé. Un marché de gros de poissions et fruits de mer de Wuhan serait l’origine de l’épidémie. Le marché y vendait également des louveteaux, rats et serpents vivants. Ce seraient probablement ces derniers qui auraient transmis le virus à l’homme, selon les dernières théories. Selon des chercheurs de l’Institut Pasteur de Shanghaï, la maladie aurait un lien avec la chauve-souris.


Sa ressemblance au Sras aussi inquiète. Ce nouveau coronavirus est semblable à 80% au Sras de 2003 selon les scientifiques. Aucun traitement médicamenteux n’existe pour le traiter. Cependant, selon l’infectiologue Yazdan Yazdanpanah, "on est beaucoup mieux préparés qu’il y a 20 ans au moment du Sras pour essayer de contenir l’épidémie".


Face à cette situation, l’organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré l’urgence en Chine mais a déclaré prématuré pour déclarer "l’urgence de santé publique de portée internationale".


Quelles mesures ont été prises ?


Cette épidémie survient à l’aube du Nouvel An chinois, la plus grande cérémonie de l’année dans le pays. Mais au vue de la situation, Pékin à d’ores et déjà suspendu les cérémonies. Plus de 2 130 vols devaient décoller de Wuhan dans cette période de Nouvel An chinois pour desservir l’intérieur du pays. 285 étaient destinés à aller à l’étranger. De nombreux lieux touristiques ont été également fermés dans la capitale.


Treize villes comme celles de Wuhan, Huanggang ou Ezhou ont été mises en quarantaine. Plus de 56 000 chinois sont retenus dans leur villes, obligés de porter des masques. Aucun train ni avion ne doit quitter les villes concernées par ces mesures. Les transports publics sont également à l’arrêt. Cette décision vise à "enrayer efficacement la propagation du virus" selon les autorités.


Face à l’afflux de la population dans les hôpitaux, la Chine a annoncé construire, en dix jours, un hôpital qui pourra accueillir un millier de malades.


Pour éviter toute propagation internationale, les aéroports des pays concernés par le virus mettent en place des mesures de prévention comme la prise de température, pouvant être un signe de contraction du virus.


En France, trois cas ont été détectés : un à Bordeaux et deux à Paris. "Nous rentrons en contact avec les personnes qu’il a croisées" a expliqué la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.


C’est le 7ème coronavirus qui provoque des manifestations cliniques chez l’être humain. 41 personnes ont perdus la vie, plusieurs hors du foyer de l’épidémie. Malgré les mesures prises par les autorités, seront-elles suffisantes pour endiguer cette crise sanitaire internationale ?

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