• Margaux Liagre

La tendance du « flygskam » décolle en Suède


Littéralement ce mot suédois est défini comme: la honte de prendre l’avion. Ainsi de nombreux suédois troquent les moyens aériens pour les rails, tout ça pour faire du bien à notre Planète.

La Suède, un exemple à suivre ?

Cette démarche est effectuée dans un but écologique et séduit de plus en plus d'acteurs. Beaucoup d’entre eux s’en vantent sur les réseaux sociaux. Cela porte aussi un nom: le « trainbrag » ou la fierté de préférer le train. Le pays a même accueilli le salon du voyage en train pour faciliter le voyage à l’international par les rails. L’objectif de cette initiative est de faire de ce choix un plaisir et non un sacrifice. Déjà 74 000 personnes ont rejoint la page Facebook de la communauté suédoise et ce n’est pas prêt de s’arrêter.

La Suède a pour ambition de devenir le premier pays neutre en émission carbone en 2045. Ce phénomène, qui s’apparente aujourd’hui à une mode, pourrait alors être soutenu par des mesures gouvernementales et s’inscrire dans les habitudes des habitants. Dans ce sens, une taxe sur les billets d’avion est déjà mise en place et le pays envisage l’introduction de bio-kérosène pour réduire les émissions. Le gouvernement vise aussi à investir davantage dans les chemins de fer. Et il y a déjà des résultats ! Alors que le nombre de passagers des vols intérieurs sont en baisse, ceux des trains reliant les principales villes du pays ainsi que les trains de nuit, ne cessent d’augmenter.

Les conséquences du trafic aérien


Mais au fond, que représente le trafic aérien ? Durant le mois de février 2019, le transport aérien en France a augmenté de 6,1% (vols intérieurs et internationaux confondus). A l’échelle mondiale ce sont 4,3 milliards de passagers qui ont pris l’avion au cours de l’année 2018. Un chiffre impressionnant qui marque une hausse de 6,1% par rapport à 2017. Il convient toutefois de rappeler que l’avion pollue trente fois plus que le train ! Un trajet aérien reste aussi plus polluant, même si l'avion est complet, qu’un trajet en voiture pour la même distance.


En résumé, chaque année, le trafic aérien émet 650 millions de tonnes de CO2. Cela correspond, à titre d’exemple, à la consommation de l’Allemagne en un an. Notons aussi que les avions rejettent de la vapeur d’eau, qui est aussi un gaz à effet de serre. Cette dernière, émise à haute altitude forme ensuite des nuages. Les oxydes d’azote (NOx) sont eux, rejetés par les réacteurs et provoquent la formation d’ozone, un autre gaz à effets de serre. D’autres polluants sont émis par les avions, qui peuvent être nocifs pour la santé (métaux lourds contenus dans le kérosène).


C’est une nouvelle ère qui commence et qui semble tracer une voie royale pour les chemins de fer.

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