• Margaux Liagre

Le Botswana songe à rouvrir la chasse des animaux sauvages


Ce petit pays coincé entre la Zambie et l’Afrique du Sud compte à lui seul 1/3 des éléphants du continent africain, soit près de 135 000. Une proposition a été faite pour autoriser de nouveau la chasse aux animaux sauvages, dont les éléphants.


Cette interdiction est en vigueur depuis 2014, mise en place par le président Ian Khouma, fervent défenseur de la cause animale. Mais depuis quelques semaines, un comité s’est prononcé en faveur de la levée éventuelle de cette interdiction.


Promouvoir la conservation des espèces ?


Ce comité est dirigée par Frans Van der Westhizen, actuel ministre du développement rural. Il préconise, à la suite de ces rencontres, la levée de l’interdiction, donc et l’introduction de l’abattage « régulier mais limité » d’éléphants. Cela entre en contradiction avec les mesure prise par l’actuel président Mokgweatsi Masisi qui avait retiré les armes à plus de 800 gardes-chasse pour lutter contre le braconnage, et évoquait des « raisons juridiques ».

Cette légalisation aurait pour but de diminuer les actes de braconnage ainsi que « promouvoir la conservation des animaux par une prise de conscience des bénéfices qu’ils peuvent apporter » selon les représentants.

Cette proposition n’est pas actée, elle doit d’abord être validée par le Parlement. Le dirigeant du pays a évoqué une possibilité de débat au sein du Parlement.


Quelles conséquences pour le pays ?


Forcément, les réactions ne se sont pas faites attendre. Dex Kotze, un homme d’affaires très impliqué dans la protection des animaux s’est alors exprimé: « Quel désastre […] Le Botswana compte deux millions d’habitants et son économie dépend des diamants et du tourisme ». Car, en effet, cette mesure pourrait avoir un impact sur le tourisme, qui reste une des ressources les plus importantes du pays avec chaque année deux millions de visiteurs. Si les espèces sauvages sont menacées, ce sont les safaris haut de gamme développés dans tout le pays qui deviendront en victimes collatérales.

Le sanctuaire sauvage du Botswana est aujourd’hui menacé, son économie avec. Une affaire qu’il faut suivre de près, donc, pour savoir si la sonnette d’alarme doit être tirée.

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