• Margaux Liagre

[Si j’étais…]une femme en Arabie Saoudite

Mis à jour : 5 juil. 2019


Aujourd’hui, premier volet de la série « si j’étais ». Pour ce premier épisode, je vais évoquer les droits des femmes en Arabie Saoudite, leurs interdictions et devoirs.

Un pays qui ne respecte pas les droits de l'Homme


L’Arabie Saoudite est le plus grand pays du Moyen-Orient, abritant près de 31 millions d’habitants. Le royaume est dirigé par la dynastie Saoud depuis sa création, en 1932. Le droit saoudien est basé sur la Charia (loi islamique issue du Coran).

Le pays a souvent été accusé de ne pas respecter les droits de l’Homme ni l’état de droit, ce qui lui a valu de nombreuses critiques. À ce jour, l’Arabie Saoudite reste le seul pays n’ayant pas signé la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Les droits des femmes en Arabie Saoudite


Les femmes ont très peu de pouvoir et de poids dans le pays. Si j’étais une femme en Arabie Saoudite, je ne serais pas majeure juridiquement. J’aurais donc besoin d’un "gardien" de sexe masculin (généralement le père, mari ou frère), qui prendrait les décisions importantes à ma place.


Étant considérée comme une mineure aux yeux de la loi, ce gardien décidera de mon droit de voyager, d’étudier ou de travailler. Même si l’autorisation du gardien n’est pas toujours obligatoire, elle pourrait me l’être demandée à tout moment par un fonctionnaire.


De cette manière, le divorce me serait possible qu'avec l'accord de mon mari. Je serais, au même titre que toutes les femmes, désavantagée en cas de divorce ou d’héritage. De plus, l’avortement me serait interdit, sauf en cas de viol ou de danger pour ma vie.


Soumise aux hommes, je ne pourrais pas être détentrice d'un compte bancaire, mon mari étant la seule personne gérant le foyer, et donc, les finances.


J’aurais comme obligation de cacher mes cheveux et de porter l’aboya, une robe longue noire, qui descend jusqu’aux chevilles.

Je ne pourrais pas me retrouver seule avec un autre homme que mon mari, sous peine d'être arrêtée par la Mottawa, la police religieuse qui régit le pays.

Dans les endroits publics, je serais séparée des hommes, dans les restaurants ou les transports en communs, par exemple. Je risquerais de me faire arrêter si je venais à me trouver dans un véhicule conduit par un homme n’étant ni un employé ni un membre de ma famille proche.

Au tribunal, mon témoignage ne vaudrait que la moitié d’ un témoignage masculin.

Un pays en transition


Malgré tous ces interdits, le pays semble sur la voix du changement. Depuis septembre 2017, les femmes sont ainsi autorisées à se rendre dans les stades pour assister aux matches et rencontres sportives. C'est la même année que l'État autorise les femmes a pratiquer elles-mêmes un sport, activité qui leur était avant interdit. Dans les écoles, les jeunes filles peuvent donc pratiquer une activité sportive, comme leur camarades. Toutefois, nager reste interdit pour elles. Depuis février 2018, les femmes ont le droit de monter leur propre entreprise sans l’autorisation de leur tuteur masculin. Plus récemment, elles peuvent passer leur permis et conduire, et ce depuis juin 2018.


Malgré toutes ces avancées, l’inégalité salariale reste de 58% entre les hommes et les femmes. Le pays cherche de plus en plus à se moderniser et à s’occidentaliser. De cette manière, de plus en plus de droits sont accordés aux femmes. Du chemin reste à accomplir, avant que les femmes soient considérées à l’égal des hommes.

12 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

© 2018. Tous droits réservés

    • Twitter - Black Circle
    • Instagram - Black Circle
    This site was designed with the
    .com
    website builder. Create your website today.
    Start Now