• Margaux Liagre

Une sixième extinction de masse déjà en marche ?


C'est un rapport de l'IPBES, un groupe d'experts international sur la biodiversité qui a mis en lumière ce constat alarmant. Dans un rapport de 1 700 pages, les chercheurs tirent la sonnette d'alarme. Ils ont observé pendant plus de trois ans la biodiversité et le résultat est sans appel: sur les 8 millions d'espèces qui peuplent la planète, un million serait menacé ou déjà disparu, dû aux activités humaines.


1 million d'espèce menacé


Parmi les espèces les plus en danger on retrouve 40% des amphibiens (grenouilles, lézards, salamandres,...), 33% des coraux, 31% des requins et raies, 28% des crustacés et 25% des mammifères.

Le rapport souligne aussi que les activités humaines ont aussi des répercussions sur la flore. En 13 ans, les hommes ont rayé de la carte plus de 7% de la forêt. 85% des zones marécageuses ont été détruites. De plus, le rapport fait état que 75% de la surface terrestre et 66% du milieu marin ont été abimé par l'activité humaine.


L'activité humaine est responsable de ce déclin inquiétant. En effet, les principaux facteurs responsables de cette extinction sont:

- les changements d'usage de la terre et de la mer

- l'exploitation directe de certains organismes

- le changement climatique

- la pollution

- les espèces exotiques envahissantes (comme le frelon asiatique qui menace les abeilles par exemple).


L'élevage intensif et la surpêche sont donc les principaux responsables de cette situation. Cela prend tout son sens lorsque l'on sait que 33% de la surface terrestre et 75% des réserves d'eau douces sont destinés à l'agriculture et l'élevage.


Une dégradation progressive mais pas inévitable


Comme le souligne le rapport, depuis 1980, les émissions de gaz à effet de serre ont été multiplié par 2, provoquant une hausse de la température moyenne mondiale de 0,7°C. L'IPBES rappelle aussi que la surpêche menace les stocks d'espèces marines. En 2015, 33% des poissons étaient pêchés à un niveau non durable, 60% au maximum du niveau durable et seul 7% à un niveau inférieur au niveau durable.


Inverser la tendance reste cependant possible. Pour cela, un changement majeur dans l'économie s'impose. Emmanuel Macron a d'ailleurs fait connaître sa volonté d'abandonner son projet "Montagne d'Or" (projet de mine d'or industrielle en Guyane). Il a aussi énoncé le souhait d'atteindre le taux de 100% de recyclage de plastique d'ici 2025. À l'échelle individuelle, consommer moins de viande, privilégier des poissons issus de la pêche durable (dorade, hareng, lieu, maquereau...) ou limiter les pesticides sont des gestes qui peuvent contribuer à une inversion de la tendance.

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